Les rôles dans la psychologie

Les rôles sont différents entre psychologue, thérapeute Gestalt ou psychiatre…Souvent les personnes confondent et ça devient flou. Pourtant, leurs formations, rôles et approches sont très différents.

Cela fait une dizaine d’années que j’accompagne des personnes en quête de mieux-être psychologique en Thérapie Gestalt. J’ai souvent entendu autour de moi : « Faut-il aller voir un psy ? c’est quoi la différence avec un psychiatre ? et c’est quoi la Gestalt ? » Pour beaucoup, ces termes se confondent et il est difficile de savoir vers qui se tourner. Après m’être intéressée de près à leurs différences et, de par mon expérience personnelle, j’ai d’abord consulté un psychologue, puis j’ai changé (cela fait partie du processus) et j’ai suivi un travail personnel avec un thérapeute formé à la Gestalt. Très curieuse de la vie et ayant besoin de donner du sens à mon existence, ce cheminement m’a appris à gérer mes émotions et surtout à mieux me comprendre. J’ai osé suivre la formation Gestalt. Je suis certifiée et très fière de ce long parcours. Cette formation m’a aidée à me centrer, à respirer la vie. La Gestalt est pour moi, la thérapie la plus réaliste. A chacun son chemin de vie et ses choix. Thérapeute Gestalt, psychologue ou psychiatre : ces termes sont fréquemment confondus, alors qu’ils désignent des formations, des rôles et des approches très différents. Comprendre la différence entre psychologue, psychiatre ou thérapeute Gestalt permet de faire un choix plus ajusté à sa situation et à ses besoins.

Un membre de ma famille a déjà consulté un psychiatre. Le psychiatre est un médecin spécialiste de la santé mentale, un médecin avant tout. Il est spécialisé en psychiatrie et est formé au diagnostic des troubles psychiques ainsi qu’à leur prise en charge médicale. Il peut poser des diagnostics cliniques, prescrire des médicaments et proposer un suivi psychiatrique. Lorsque l’on consulte un psychiatre, généralement les troubles sont très sévères, envahissants ou invalidants : dépression, troubles bipolaires, schizophrénie.

Les psychiatres sont essentiels lorsqu’une personne traverse une période de souffrance intense ou prolongée, comme une forte dépression sévère ou des troubles bipolaires… Ils permettent de stabiliser les symptômes, ce qui peut vraiment soulager et créer une base pour progresser. En tout cas, on l’espère. Les consultations sont remboursées, mais parfois le temps d’échange peut être limité. Le rôle principal du psychiatre reste médical et non thérapeutique.

Comme je suis humaine, moi-même, à un moment de ma vie, j’ai eu besoin de consulter. J’avais besoin de quelqu’un de neutre qui puisse me rejoindre et surtout m’écouter sans me juger ou me couper la parole. J’ai commencé un suivi avec une psychologue, titulaire d’un master en psychologie. Elle était soutenante et me libéra peu à peu la parole, car j’avais besoin d’avoir confiance. La relation thérapeutique est très importante. Les psychologues peuvent adopter différentes approches cognitives, analytique, humaniste selon leur formation. Les consultations à mon époque, n’étaient pas remboursées. Aujourd’hui avec le dispositif « Parcours psy » oui, mais certains psychologues n’y adhèrent pas. Au bout de quelques séances, je me sentais de moins en moins à l’aise. Pourtant, je n’avais rien contre elle. Il s’agissait de moi : j’avais besoin de démarrer et comme je suis de nature curieuse, je sentais que ce n’était pas encore la bonne personne auprès de qui je pouvais me poser complètement. J’ai su tardivement que ça faisait partie du processus. La première fois, le premier pas est difficile à faire. Par nos croyances limitantes et nos recherches, je me mettais à l’épreuve.

Un jour, en discutant avec une amie, je découvre la Gestalt. Je me pose alors la question : mais c’est quoi la Gestalt ?

La thérapie GESTALT : une approche centrée sur l’expérience. La thérapie Gestalt fait partie des thérapies humanistes et existentielles. Le thérapeute Gestalt n’est pas médecin : il accompagne. Il ne décide pas à votre place et ne vous donne pas de conseils tout faits. Il vous aide à accéder à vos propres ressources, à mieux vous comprendre, à sortir des schémas qui se répètent ou lorsque vous traversez une crise existentielle, afin de développer votre capacité à faire des choix ajustés.

J’ai tenté l’expérience avec une première thérapeute Gestalt, je n’étais toujours pas à l’aise même si l’approche me parlait beaucoup. J’avais besoin de sortir de ma zone de confort. Au bout de quelques séances, je répétais un schéma : celui de ne pas me sentir suffisamment posée sur quelqu’un. Cela ne m’a pas empêchée de me former à la Gestalt. Au cours de ma formation, j’ai enfin trouvé. Ce n’était pas une femme qui me fallait mais un homme. Le choix du genre est important selon son vécu, son histoire et ce qui est juste pour soi.

Le thérapeute Gestalt a suivi une formation spécifique, longue et très encadrée. La Gestalt s’intéresse à la personne dans sa globalité : émotions, pensées, sensations corporelles, relations et environnement. Elle met l’accent sur « ici et maintenant », sur l’expérience vécue davantage que sur la recherche de causes uniquement passées.

La relation est souvent plus intéractive que d’autres approches : le thérapeute vous invite à explorer vos émotions et vos sensations corporelles. Elle favorise la prise de conscience et la responsabilité personnelle.

La Gestalt n’est pas adaptée aux situations psychiatriques lourdes non stabilisées, mais elle est très pertinente pour un travail de fond et de forme, de développement personnel ou de compréhension de soi.

La Gestalt est particulièrement adaptée aux personnes qui souhaitent identifier leurs besoins profonds, dépasser des blocages émotionnels ou relationnels, améliorer la qualité de leurs relations, traverser une crise personnelle ou existentielle et développer leur responsabilité personnelle. Elle privilégie l’expérimentation et l’expression personnelle, favorise l’éveil de la conscience et le changement comportemental. C’est un accompagnement global avec un renforcement de l’autonomie.

Il n’existe pas de « bons » ou de « mauvais » professionnels en soi, mais un professionnel plus ou moins adapté à un moment donné.

Si la souffrance est fortement intense, trop envahissante, avec un risque pour soi : le psychiatre est prioritaire.

Si l’on a besoin de comprendre, d’être soutenu de ses difficultés par la parole : le psychologue est envisageable.

Si l’on souhaite approfondir un travail sur soi, aller à la racine par une approche expérientielle : la thérapie Gestalt est indiquée.

Il est aussi possible de combiner les approches.

Au-delà des titres, un facteur reste central, c’est la qualité de la relation thérapeutique. Se sentir, écouté, respecté, en sécurité, compris est souvent plus déterminant que l’étiquette du professionnel.

Prendre soin de soi, de sa santé mentale est un chemin personnel. S’ informer, poser des questions, changer de professionnel, fait partie intégrante du processus. Il n’y a pas de honte à demander de l’aide.

Choisir un professionnel, c’est aussi s’autoriser à tâtonner, poser des questions, voire changer si la relation ne convenait pas. Prendre soin de soi est un chemin personnel, qui mérite du temps et de la bienveillance envers soi-même.

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